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Trois professionnels s'occupent des acouphènes en France, et ils n'ont pas le même rôle. Se tromper de porte au départ coûte des semaines. Voici qui fait quoi, par où la plupart des gens devraient commencer, ce que le rendez-vous contient vraiment, et la courte liste des signes qui font passer devant tout le monde.
Pour la plupart des gens : le médecin traitant d'abord, qui écarte les causes simples et oriente ; l'ORL pour le diagnostic et l'audiogramme complet, surtout si l'acouphène est récent, unilatéral ou accompagné d'une baisse d'audition ; l'audioprothésiste pour le bilan d'audition, l'appareillage si une perte auditive existe, et le suivi au quotidien.
L'ORL est un médecin : il diagnostique et traite les maladies de l'oreille, et prescrit un appareillage si besoin. L'audioprothésiste n'est pas médecin : il mesure l'audition, appareille sur prescription et accompagne la gestion quotidienne, y compris la thérapie sonore. La plupart des acouphènes stables relèvent du second après un passage par le premier. Les résultats individuels varient considérablement.
Dans le parcours de soins, le médecin traitant est la porte d'entrée vers l'ORL, et une consultation ORL directe sans passer par lui est moins bien remboursée. L'audioprothésiste, lui, peut réaliser un bilan d'audition sans ordonnance ; l'appareillage, en revanche, exige une prescription médicale.
Cinq minutes d'otoscope suffisent à repérer les causes qui disparaissent complètement — bouchon, liquide, otite. Il interroge aussi sur les médicaments et, si besoin, la tension. Si rien de simple n'explique le sifflement, il oriente vers l'ORL.
La plupart des acouphènes accompagnent une modification de l'audition, souvent inaperçue. L'audiogramme montre où, et donne une référence pour l'année suivante. C'est le rendez-vous à ne pas sauter — chez l'ORL dans le parcours de soins, ou en bilan chez un audioprothésiste.
Acouphène d'un seul côté, battement au rythme du pouls, baisse d'audition brutale, vertiges, ou audiogramme au profil inattendu. Son rôle est de trouver ou d'écarter une maladie. Pour un acouphène ordinaire, il renvoie vers la gestion au quotidien.
Une fois les causes écartées, la gestion quotidienne — enrichissement sonore, appareillage s'il y a une perte auditive, accompagnement — relève de l'audioprothésiste. Certains hôpitaux ont une consultation acouphènes qui associe ORL, audiologie et psychologie, et la TCC est proposée quand la détresse domine.
Les recommandations cliniques préconisent un examen audiologique rapide pour un acouphène unilatéral, persistant depuis six mois ou plus, ou associé à des difficultés d'audition, ainsi qu'un interrogatoire et un examen ciblés pour identifier les causes traitables.
Tunkel DE, et al. Clinical Practice Guideline: Tinnitus. Otolaryngology–Head and Neck Surgery. 2014;151(2 Suppl):S1–S40.Avec ou sans acouphène, c'est une urgence : les chances de récupération dépendent des premiers jours. Médecin traitant le jour même, urgences ou ORL.
Le bruit et l'âge touchent les deux oreilles. Un acouphène strictement unilatéral doit être vu par un ORL.
Origine vasculaire plutôt qu'auditive. ORL, parfois avec imagerie.
Une atteinte de l'oreille interne qu'un spécialiste doit caractériser.
À signaler au prescripteur. Ne jamais arrêter ni modifier un traitement seul.
Otoscope dans les deux oreilles, questions sur le début, l'exposition au bruit, les médicaments, l'audition, le stress et le sommeil. Retrait d'un bouchon ou traitement d'une otite si besoin. Sinon, une lettre pour l'ORL.
Examen des oreilles, du nez et de la gorge, audiogramme, examens complémentaires selon le cas — imagerie pour un acouphène unilatéral ou pulsatile. L'objectif : trouver ou écarter une cause médicale.
Casque en cabine silencieuse, sons à différentes hauteurs et intensités pour chaque oreille, parfois de la parole dans le bruit. Puis recherche de la fréquence et de l'intensité de l'acouphène. Quarante-cinq minutes à une heure. Indolore.
Depuis quand et après quoi ; un côté ou les deux ; continu ou pulsé ; ce qui le fait varier — mâchoire, cou, fatigue, silence ; tout nouveau médicament ; si vous peinez à suivre une conversation dans le bruit. Cinq lignes sur le téléphone font gagner la moitié du rendez-vous.
Si vous avez déjà repéré la fréquence de votre acouphène avec le guide de correspondance, apportez le chiffre : les audioprothésistes le trouvent utile. Les résultats individuels varient considérablement, et rien sur cette page ne remplace l'examen lui-même.
Aucun ne guérira l'acouphène, parce qu'aucun traitement ne le fait. Un bon professionnel le dit tôt, puis parle de ce qui aide : traiter la cause quand elle se traite, corriger la perte auditive, et réduire la gêne par le son, le sommeil et, quand la détresse est forte, la TCC. Si quelqu'un promet de supprimer vos acouphènes, c'est le moment d'aller voir ailleurs. La page traitement des acouphènes détaille ce que soutiennent les données.
Rien ici ne remplace l'examen. Mais les semaines qui le précèdent sont plus faciles avec un son bas dans la pièce la nuit, pour que le silence ne fasse pas du sifflement le seul son que vous entendez.