Types de sons pour acouphènes — Bruit blanc, rose ou brun ?
Blanc
Rose
Brun
Océan
Pluie
Forêt
Feu
Ronronnement
Piano
Ventilateur Le bruit rose est le meilleur point de départ : équilibré, peu fatigant, adapté à la nuit. Le blanc couvre mieux un sifflement très aigu, le brun un bourdonnement grave. Le bon choix dépend de la hauteur de votre acouphène et de ce que vous supportez pendant des heures. Les résultats individuels varient considérablement.
Une seule chose : la répartition de l'énergie entre graves et aigus, mesurée en décibels par octave. Plus la pente est forte, plus le son est grave. C'est cette répartition qui décide quelle partie de votre acouphène est couverte.
Blanc, rose, brun, vert. Les noms sonnent comme du marketing, mais ils décrivent quelque chose de concret et de mesurable : la façon dont l'énergie sonore se répartit sur le spectre. Et cette répartition décide quelle partie de votre acouphène est couverte.
Pour les écouter plutôt que lire à leur sujet, les quatre sont disponibles gratuitement dans le générateur de sons, directement dans le navigateur.
Ce que signifie la « couleur » d'un bruit
L'analogie vient de la lumière. La lumière blanche contient toutes les longueurs d'onde en proportion égale ; le bruit blanc contient toutes les fréquences audibles avec la même énergie. À partir de là, chaque couleur décrit une pente différente.
La pente se mesure en décibels par octave. Plus elle est prononcée, plus les aigus sont atténués par rapport aux graves. C'est la seule différence réelle entre eux, et elle explique tout le reste.
Les quatre couleurs, une par une
Bruit blanc
Pente 0 dB par octaveMême énergie sur chaque hertz du spectre. Il sonne comme un souffle brillant, proche d'une radio mal réglée ou d'un vieux téléviseur sans signal.
Un détail surprend souvent : même si l'énergie est répartie également, nous le percevons comme aigu. L'oreille regroupe les fréquences en bandes critiques, et il y en a beaucoup plus dans les aigus que dans les graves. La moitié haute du spectre domine donc la sensation.
Il convient aux sifflements aigus et aux chuintements. Son défaut : il fatigue sur de longues écoutes, et c'est rarement le meilleur choix pour toute une nuit.
Bruit rose
Pente −3 dB par octaveL'énergie est répartie également par octave, et non par hertz. Comme l'oreille traite le son de façon à peu près logarithmique, on le perçoit comme équilibré : ni aigu, ni grave.
Il ressemble à une pluie régulière ou au vent dans les arbres. C'est la couleur que la plupart des gens choisissent quand ils écoutent les quatre sans savoir laquelle est laquelle.
C'est souvent le meilleur point de départ, surtout pour dormir. Il couvre une large plage sans la dureté du blanc.
Bruit brun
Pente −6 dB par octaveLe nom ne vient pas de la couleur mais de Robert Brown et du mouvement brownien : le signal est généré en accumulant des variations aléatoires, comme une particule en suspension. On l'appelle aussi bruit rouge.
Presque toute l'énergie est dans les graves. Il sonne comme une cascade lointaine ou l'intérieur d'un avion en vol.
C'est l'option des bourdonnements graves, type moteur. Face à un acouphène aigu, il est souvent insuffisant : le sifflement reste au-dessus du son et continue de ressortir. Le guide du bruit brun pour dormir détaille son usage la nuit.
Bruit vert
Concentré sur les médiumsSoyons honnêtes : le bruit vert n'a pas de définition formelle comme les trois précédents. Il ne correspond à aucune pente normalisée. Le terme désigne un bruit filtré autour de la bande médiane du spectre, vers 500 Hz, proche du fond sonore d'un environnement naturel.
Son effet pratique, lui, est mesurable : en coupant à la fois les extrêmes graves et aigus, il fatigue moins sur plusieurs heures d'écoute.
À essayer si le blanc vous fatigue et que le brun vous semble trop sourd.
Et les sons naturels ?
Pluie, vagues, ruisseau, feuilles dans le vent. Techniquement, ce ne sont pas des couleurs de bruit : ce sont des enregistrements au spectre irrégulier, qui varie dans le temps.
Cette variation est à la fois leur atout et leur limite. Ils sont plus agréables qu'un bruit pur, mais comme ils ne sont pas constants, ils laissent des creux par lesquels l'acouphène réapparaît. Pour dormir, ils fonctionnent souvent bien ; pour masquer un sifflement intense en journée, un bruit stable couvre mieux.
Lequel choisir selon votre acouphène
Si vous ne savez pas où se situe votre sifflement, le générateur de tonalité vous donne une valeur approximative en deux minutes. Le guide de correspondance des fréquences détaille la méthode.
Ce que dit la recherche
Il faut remettre tout cela en contexte. La revue Cochrane de 2012 sur la thérapie sonore a conclu que la qualité des preuves ne permettait ni de confirmer ni d'exclure sa supériorité sur d'autres approches, et la mise à jour de 2018 est arrivée à la même conclusion. Il n'existe pas d'essai solide comparant les couleurs de bruit entre elles.
Il existe en revanche un fondement acoustique raisonnable — couvrir la même zone du spectre fonctionne mieux que de ne pas la couvrir — et l'expérience accumulée des personnes qui les utilisent. Les résultats individuels varient considérablement.
En pratique : les fiches ci-dessus sont un point de départ, pas une prescription. Si la « mauvaise » couleur vous convient mieux, gardez-la.
Comment bien les comparer
- Au moins deux minutes par couleur. Les premières secondes trompent ; ce qui compte, c'est la sensation au bout d'un moment.
- Toujours au même volume. Un son plus fort semble toujours plus efficace, ce qui fausse la comparaison.
- Au casque puis sur haut-parleur. Le résultat change nettement, surtout dans les aigus.
- Recommencez un autre jour. La perception de l'acouphène fluctue, et le choix avec elle.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur bruit pour les acouphènes ?
Quelle différence entre bruit brun et bruit rouge ?
Le bruit vert est-il une vraie couleur de bruit ?
Le bruit blanc peut-il abîmer l'audition ?
Vaut-il mieux un bruit constant ou des sons naturels ?
Faut-il changer de couleur de bruit de temps en temps ?
Écoutez-les
Les quatre couleurs sont disponibles gratuitement dans le navigateur. Dans l'application, elles continuent écran verrouillé et sous vos autres applis. Premium en option.
Ouvrir le générateurTélécharger l'applicationGratuit · Sans compte · Fonctionne hors ligne- Hobson J, Chisholm E, El Refaie A. Sound therapy (masking) in the management of tinnitus in adults. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2012.
- Sereda M, et al. Sound therapy (using amplification devices and/or sound generators) for tinnitus. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2018.
- Baguley D, McFerran D, Hall D. Tinnitus. The Lancet. 2013;382(9904):1600–1607.
- Jarach CM, Lugo A, Scala M, et al. Global prevalence and incidence of tinnitus: a systematic review and meta-analysis. JAMA Neurology. 2022;79(9):888–900.
- Organisation mondiale de la santé. Rapport mondial sur l'audition. Genève : OMS ; 2021.